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Les Chefs français déclassés ?

A l’instar de la sortie du Michelin, le classement des meilleurs  restaurants du monde San Pellegrino et du magazine anglais Restaurant, provoque en France une sorte d’hystérie négative qui serait amusante si elle n’était pas pathétique. On retrouve la France qui sait tout, qui n’aime pas les notes quand elles ne sont pas bonnes, les classements quand nous en sommes absents, et qui se délecte d’une sorte d’égalitarisme bidon tirant tout le monde vers le bas. Les classements sont drôles car ils provoquent l’ire, la discussion, et un défoulement salutaire. On connaît pourtant beaucoup de critiques de cet événement qui passent leurs temps à classer des croissants, des couscous, des chouquettes, et j’en passe… De plus, peu de Français qui glosent sur la nullité de ce hit parade n’ont jamais mis les pieds au minimum dans les  cinq premiers restaurants. Bien sûr, le vote prête à confusion et à discussion, bien sûr le côté « Best of the World »  est un peu pompier, bien sûr ça ne résiste pas à l’analyse, et au fond ne change rien. Il n’empêche que les chefs français  brillent par leur absence en haut du tableau : Inaki Aizpitarte (le Chateaubriand) est 9ème, Pascal Barbot (L’Astrance) 13ème, Joël Robuchon (L’Atelier de Joël  Robuchon) 14ème, et plus loin Gagnaire, Passard et Bras. Le Noma (** Michelin) de René Redzepi (Copenhague) est premier ; El Celler de Can Roca (*** Michelin), à Girona (Espagne) est second ;  Mugaritz (** Michelin), à San Sebastian (Espagne) est troisième. Vivement l’année prochaine qu’on rigole !

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