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Le Stendhal par Patrick Faus

: cuisine banale

: cuisine d’un bon niveau

: cuisine intéressante et gourmande

: cuisine de haut niveau… à tous les niveaux

: cuisine exceptionnelle

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… tout le monde a l’air content de manger …

Chinoise, japonaise, italienne, américaine, marocaine, et d’autres encore… les cuisines venues d’ailleurs n’en finissent pas de séduire les palais français. Raisons diverses qui tiennent à la curiosité, au désir de varier les goûts, souvent à des prix plus abordables que la cuisine française. Pourtant, dans un nombre conséquent la médiocrité rode et les assiettes proposées sont loin de la vraie cuisine originale. On adapte, on édulcore, on gomme les aspérités des saveurs trop typées pour ne garder qu’un ersatz pour clients en mal d’exotisme de pacotille.

Le patron du Stendhal, d’origine sénégalaise, est confronté à ce problème, d’autant que la cuisine africaine reste finalement assez méconnue tant par les produits utilisés que par sa réputation de cuisine aux goûts très marqués. Alors il biaise mais avec talent, amenant doucement ses clients à découvrir puis à monter en puissance pour certains plats épicés grâce à une ardoise bien conçue et diverse.

Dans son bistrot du quartier Gambetta, qui ne paye pas de mine de l’extérieur mais chaleureux à l’intérieur, il a résolu le problème. Deux femmes chefs, l’une à midi pour des plats typiquement français, genre terrines, joues de bœuf et poireaux vinaigrette en rapport avec la clientèle de bureau et pressée, l’autre le soir pour des assiettes africaines et du Maghreb. Dans le genre, une réussite, tant par l’ambiance, la clientèle, le service et l’accueil du patron qui a l’œil à tout et un sourire pour tous.

Entrées diverses dont Féroce d'avocat, et accras

Les Accras sont incontournables même si on les aimerait un peu moins épais, mais les oignons qui les accompagnent « arrachent » gentiment. Même approche avec le Féroce d’avocat, légèrement « francisé » et moins féroce que là-bas, mais l’avocat est bon.

Yassa poulet

Les plats sont généreux sinon très copieux ce qui permet un voyage au long cours dans la découverte des saveurs de cette cuisine. On s’installe pour un moment avec le Colombo de poulet variante du curry indien et typiquement antillais), un peu « punk » mais bien relevé, et le Yassa poulet (oignons, riz, citron, épices) est à hauteur de sa réputation de grand plat sénégalais.

La Thiéboudienne

Il y a aussi du Mafé de bœuf (du Mali, à base de tomates, arachide, piment, riz), du Thiou poulet, et de la Thiéboudienne, plat national sénégalais inventé par Penda Mbaye, à base de poissons, et de riz rouge cuisiné à la tomate.

On évitera gentiment les desserts comme la Tarte poire et chocolat pour ne pas se fâcher avec le patron qui s’enquiert tout au long du repas de votre plaisir et du bonheur qu’il a de vous recevoir. De toute façon, tout le monde a l’air content, à tel point que certains soirs des musicos viennent facilité la digestion avec rythmes sacrément entrainants.
Au Stendhal, on se régale… quand même.

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30, rue Stendhal
75020 Paris
Tél : 01 43 58 03 95
Stendhal3@orange.fr
M° : Gambetta
Fermé dimanche
Dernière commande à 23h
Carte : 30 € environ
A midi, plat du jour à 9,80 €
12,80 € (2 plats) – 13,80 € (3 plats)

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