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Le Chevreuil

à Meursault (21) par Patrick Faus

: cuisine décevante

: cuisine correcte

: cuisine intéressante et gourmande

: cuisine de haut niveau… à tous les niveaux

: cuisine exceptionnelle

Le chef Tiago jpg

Pour un plat historique et… délicieux.

 

Au cœur de ce village pour le moins mythique, au milieu d’un océan de vignes, le restaurant qui porte bien son nom possède à des prix « raisonnables » une magnifique carte des vins de Meursault. Pour cette seule raison, il vaudrait le voyage. De plus, le lieu est sympathique, l’accueil d’Eléonore, femme du chef, est plus qu’agréable, et la terrasse en bois avec vue sur le vignoble est délicieuse le soir venu.

En cuisine, le chef Quito, brésilien d’origine, a parfaitement intégré les codes et coutumes de la cuisine française. Il valait mieux et il y reste fidèle car il a hérité dans l’histoire ancienne de ce restaurant d’un plat célébrissime dans la région et au-delà : la terrine de la Mère Daugier.

terrine

A l’origine un Pâté chaud d’alouettes, créée en 1872 par Pierre Anciaux, fils du fondateur de l’établissement. Il était destiné à mettre en valeur les Grands Crus des Côtes de Beaune et de Nuits. De cette recette est née la Terrine Chaude, formule simplifiée conservant la marinade qui en fait son originalité. En 1923, Madame Daugier achète le Chevreuil et y accueille la première Paulée officielle de Meursault (repas de tradition où se retrouve vignerons et vendangeurs). Elle y sert la Terrine Chaude qui va très vite devenir un monument gastronomique et prendre son nom. Les années ont passé, mais la Terrine de la Mère Daugier est restée.
Elle est à base de veau, de porc, et de foies de volailles choisis dans des morceaux de qualité, marinées et cuites lentement. Sur table, le plat arrive dans une belle terrine en terre, servie chaude et aux arômes émouvants. Chaleureuse, fort goûteuse, généreuse, on ne s’en sépare qu’à regret ! A découvrir absolument.

Sinon, la cuisine est simple, efficace, mais manquant parfois de relief.

oeufs en meurette… © Gourmets&co

Sympathique amuse-bouche à base de petits pois, menthe et jambon. Les Oeufs en meurette et shitakes sont très bien réalisés avec une sauce bien marquée, mais la présence de ces champignons japonais (en France c’est le lentin du chêne) ne parait pas indispensable et sont même carrément envahissant pour un goût finalement assez neutre.

Le Filet de veau rôti, jus corsé aux morilles, gratin dauphinois de Pompadour (variété de pommes de terre) est un peu brinquebalant, et mal présenté.

tarte citron meringuée © Gourmets&co

Sympathique Tarte au citron meringuée, et sorbet au citron vert. Une fraicheur acide bienvenue après des plats bien nourrissants.

Une table à découvrir surtout pour ce plat étonnant qui nous replonge dans les saveurs d’antan même si le chef le travaille pour les goûts d’aujourd’hui. Et la carte des vins avec l’aide précieuse de Martin, le sommelier.

SallePlace de l’Hôtel-de-Ville
21190 Meursault
Tél : 03 80 21 23 25
www.lechevreuil.fr
Fermé mercredi et dimanche
Fermé de mi-février à mi-mars, du 13 au 20 août, et du 17 au 27 décembre

Menu du Terroir : 29 € (3 plats + fromages)
Menu Saison : 32 € (3 plats)
Découverte : 43 € (3 plats)
Menu Mère Daugier : 48 € (3 plats + fromages)

10 chambres
de 80 € à 100 €
Petit déjeuner : 10 €

 

 

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