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Le Bistrot du Peintre

à Paris (XIème) par Patrick Faus

: cuisine sans intérêt

: cuisine correcte

: cuisine intéressante

: cuisine enthousiasmante

: cuisine exceptionnelle

BISTRODUPEINTRE

Un lieu qui donne envie d’être à plusieurs autour de la table avec une bonne bouteille de vins.

 

Héritier d’une longue tradition parisienne, on trouve encore à Paris ces grands cafés qui font en général un grand angle de deux rues. Ils portent fièrement leur âge même si certains anonymes, brut de fonderie, n’ont pas eu la chance d’être relooké par des spécialistes des décos du début du XXème siècle. Ce n’est pas le cas du Bistrot du Peintre qui eut droit à tous les égards dus à son ancienneté. Carrelage, bar en bois et étain, escalier tournant pour la salle du 1er , miroirs, banquettes, terrasse dès le matin à la fraiche jusqu’au soir tard installée sur le trottoir comme l’aime les parisiens.

Salle

Hervé Bonnal, aujourd’hui propriétaire du lieu, a travaillé au moins deux décennies, d’abord comme serveur puis a gravi tous les échelons au fil des années. Originaire du Cantal, il aime les charcuteries, les plats où ne sort pas avec la faim, le tout dans un style traditionnel affirmé. On est un bistrot, un vrai, ou on ne l’est pas. La cheffe Géraldine Rumeau est chargée de gérer les cuisines. Dans le genre, et sans trop forcer, elle s’en sort avec la mention passable.

Paté de campagne © Gourmets&co

Elle n’est pas responsable du Pâté de campagne et pourtant il est bon. Il vient de chez Mas (Paris, XVème) et a bien supporté le voyage.

Cèleri rémoulade © Gourmets&co

Par contre le classique des classiques des brasseries de l’ancien monde, le Cèleri rémoulade, est ici un peu fade par manque de moutarde, et quelle idée saugrenue de poser un œuf poché dessus. Non, le jaune qui s’écoule n’apporte rien. On rappelle au passage que la rémoulade est une mayonnaise agrémentée de cornichons, câpres, cerfeuil, ciboulette, estragon, persil, et moutarde. On en est loin.

Le Poulet frite est une cuisse, ce qui nous change agréablement du blanc (suprême) en général sec et sans peau. Belle pièce généreuse, frites un peu molles, petite salade et un parfum de romarin. A l’ancienne, donc.

Saucisse purée © Gourmets&co

Autre classique, la Saucisse purée. Ici, à la mode du Cantal peut-être mais en tout cas une saucisse coupée très fine et compacte, très cuite, et servie avec une sauce pour le moins envahissante. Dommage, dommage. Purée au Cantal comme il se doit dans ces régions.
Sélection de fromages d’Auvergne dont un Bleu d’Auvergne bien gras et délicieux. On glisse par pudeur sur les desserts.

Carrelage

Un beau bistrot, unique dans le genre ou presque, bien dans son jus, refait mais bien vivant. On y va pour ça, pour l’ambiance, pour le style, et pas pour faire le repas de l’année. Et alors ? La cuisine est généreuse, de celle qui donne envie d’être à plusieurs autour de la table avec une bonne bouteille de vins de telles ou telles régions et la carte n’en manque pas. Préservons ces lieux. Ils sont ce que nous avons été.

Salle 2Le Bistrot du Peintre
116, avenue Ledru Rollin
75011 Paris
Tél : 01 47 00 34 39
www.bistrotdupeintre.com
M° : Ledru Rollin
Ouvert tous les jours jusqu’à 2h du matin

Carte : 23,50 € (minimum) – 46 € (maximum)
Salades de 10,50 à 15,50 €

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