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Chardenoux des Prés par Patrick Faus

: cuisine banale

: cuisine d’un bon niveau

: cuisine intéressante et gourmande

: cuisine de haut niveau… à tous les niveaux

: cuisine exceptionnelle

Il semblerait que Cyril Lignac devienne le sauveur des bistrots en péril. Tant mieux. Comme il l’avait fait pour le Chardenoux du 11ème arrondissement, il vient d’ouvrir son Chardenoux bis en lieu et place d’une ancienne gloire de la restauration « people », le Claude Sainlouis. Gainsbourg y attendait sa table et les inénarrables Grimaldi y mangeaient au comptoir. So chic ! Le people étant volage par essence, l’heure de gloire s’estompa lentement jusqu’à la vente en 2000 à un certain Daniel Vermot, ancien propriétaire de La Grille, passionné d’hommes politiques au point d’accrocher aux murs les portraits de tous les présidents français. Certains sont encore là, ainsi que la tapisserie d’origine, dans le nouveau décor de Cyril Lignac fidèle à son désir de préserver une part de l’âme des lieux qu’il reprend. Pas de révolution mais un relookage indispensable à l’instar du bar, agrandi et plus confortable pour y déjeuner ou dîner (8 couverts). Dans l’ambiance déjà très « Saint-Germain », l’accueil efficace et souriant, l’assiette sans grand reproche, on retrouve ce qui a fait le  succès mérité du premier Chardenoux. Vincent Deprez, chef aux commandes, connaît son affaire. Le sommelier Grégory Moreau aussi pour une belle sélection de bouteilles connues et reconnues dans toutes les régions de France. La carte développe les classiques bistrotiers avec en prime la « Lignac touch », ce qui change tout. Ne boudez pas, en arrivant, le pot de rillettes sur la table avec du bon pain, elles sont démentielles ! Ça rassure et ça met de bonne humeur. Pâté en croûte pour suivre : retour d’un ancien classique, goûteux bien que servi un peu froid. Œuf mollet, févettes et morilles à la sarriette, du pur Lignac superbe et généreux. Vient ensuite le chef  d’œuvre qui cloue au mur : Entrecôte Black Angus de 300 g, sauce béarnaise et pommes dauphine, une viande de qualité exceptionnelle (de chez Metzger), parfaitement saisie, tendre comme du beurre, une des meilleures du moment. Desserts parfaits, bien faits, pas surfait : Pain perdu aux cerises et crème glacé à la pistache ; les fameuses et redoutables Profiteroles à la vanille, sauce  chocolat Grand Cru ; Crème glacée turbinée minute à la  noisette torréfiée (trop bon !). On arrête là. Dans quelques semaines, les quelques (rares) anicroches auront  disparu et ça va tourner à fond. Ce sera le bon moment. D’ores et déjà, l’adresse meilleur rapport qualité/prix du quartier par ailleurs si cher et souvent si rigolo de médiocrité.

Chardenoux des Près
27, rue du Dragon
75006  Paris
Tél : 01 45 48 29 68
M° : Saint-Germain-des-Prés
Voiturier
Ouvert tous les jours
Menu : 25 € (déjeuner) sauf samedi et dimanche
Carte : 50 € environ

 

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