Mme Claude

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Mme Claude

Paris (VIIème) par Patrick Faus

: cuisine sans intérêt

: cuisine correcte

: cuisine intéressante

: cuisine enthousiasmante

: cuisine exceptionnelle

Salle © Gourmets&co

Dans la famille Perraudin, je demande Mme…

 

La célèbre Madame Claude avait deux amours, à part l’argent, : le sexe et la nourriture, mais se disait peu douée pour la cuisine. En est-il de même pour la famille Perraudin ? Les heureux propriétaires et chefs du Père Claude et de l’épicerie devenue aujourd’hui épicerie-restaurant sous le nom de Mme Claude, drivé par le sémillant Ludovic Perraudin, penchent-ils plus vers l’épicerie ou vers la restauration ? Disons, en tout cas, qu’il y a de beaux produits dans l’épicerie…

On entre comme dans une boutique, les étalages à droite et le chef à gauche derrière sa grande table de cuisine où il officie dans la joie et la bonne humeur. Il accueille les clients avec force sourire et bons mots qui mettent tout de suite dans une ambiance chaleureuse et bonne enfant qui se poursuivra tout au long du repas par un service alerte et fort souriant. Modernité oblige, la carte est numérique sur écran et commentée par le serveur. Le choix est assez réduit mais finalement suffisant avec une identité générale très marquée. Bons plats de cuisine française avec quelques touches personnelles et une apparente exigence sur la bonne origine des produits. Normal pour un épicier et chef de surcroît !

Oeuf parfait © Gourmets&co Pôelée de cèpes © Gourmets&co

L’œuf parfait est parfait, surtout baignant avec délice dans son émulsion de Paris à la texture idéale même si le plat mériterait d’être servi plus chaud. (il était à peine tiède…).
La Seine & Marne regorge de cèpes en ce moment du début novembre. Le chef ne rate pas l’occasion et propose une belle Fricassée, bien saisie et goûteuse, bonne persillade, agrémentée de quelques fines tranches de jambon cru.

Saint Jacques, purée © Gourmets&co Quenelle de brochet, sauce Nantua © Gourmets&co

On retrouve les cèpes, cette fois en accompagnement de Saint-Jacques, de Port en Bessin s’il vous plait, sautées, mousseline très mousse de pommes de terre au centre de l’assiette. Un plat généreux et rassurant, bien tournée pour l’essentiel.
La grosse et célèbre Quenelle de madame Sibilia à Lyon, provoque quelques réserves quant à la surcuisson de la chose qui est sans doute restée trop longtemps dans le four. Du coup, la quenelle est un peu sèche et la sauce Nantua s’est un peu désagrégée.

Framboises, meringue, crème de Normandie © Gourmets&co

On oublie, et on enchaine avec un beau dessert à base de Framboises, meringues craquantes, et de la bonne crème de Normandie. La Crème brulée à la vanille et sa madeleine tiède étant épuisée, il faut se rabattre sur la Sphère chocolat et sa sauce praliné bien chaude. Rustique, un peu foutoir quand tout se dissout, mais sympathique au demeurant.

Finalement, une cuisine qui ressemble au père (Claude), simple, rustique, limpide, sans chichis, généreuse, pas trop onéreuse, et parfois bancale mais on s’en remet vite et même le bancal est sympathique chez la famille Claude.

Restaurant © Gourmets&co4, rue du Général de Castelnau
75015 Paris
Tél : 01 47 34 04 04
M° : La Motte Piquet Grenelle
Fermé dimanche et lundi

Menu : 20 € (2 plats)
Menu : 26 € (3 plats)
Carte : 40 € environ

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