Restaurants Paris

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J’Go par Patrick Faus

: cuisine banale

: cuisine d’un bon niveau

: cuisine intéressante et gourmande

: cuisine de haut niveau… à tous les niveaux

: cuisine exceptionnelle

Avant d’être un restaurant, c’est une histoire d’hommes. Des hommes du sud, des enfants de la Gascogne et du Lauragais. Du genre qui aime le rugby, les femmes, la bonne bouffe et les deuxièmes mi-temps qui chantent et où l’eau minérale est en minorité. Ça respire l’héritage, l’histoire, le passé bien présent, les copains sinon des amitiés profondes, et toujours le cœur au pays même si on travaille à Toulouse ou à Paris. Au départ, il y a Denis Méliet le père fondateur du « concept ». Il a grandi dans les cuisines et les tabliers de sa mère et pas une odeur ni une saveur ne lui ont échappé et elles l’ont marqué à jamais. « Pour créer J’Go, je n’ai fait que puiser dans les émotions éprouvées à regarder cuisiner ma mère et des soirées où j’écoutais mon père parler de la vigne et des arbres fruitiers… », raconte t-il. Bonne idée de transformer ses émotions en restaurant, pour retrouver, revivre, et faire connaître aux autres. Chez J’Go, on trouve trois personnages en quête de saveurs : Olivier Mongabure, tout sourire et bien au fait des valeurs qu’il défend ; Fabien Galthié, le partenaire et compagnon du fondateur ; Régis Daudignan, la cuisine, la carte, les plats, donc l’essentiel ou pas loin. L’esprit du clan est avant tout de défendre les produits du pays, aider les éleveurs, les agriculteurs, les vendangeurs, tout ce monde du travail de la terre qui va participer au goût et à la qualité des assiettes. À une époque, on disait « directement du producteur au consommateur », c’était d’ailleurs souvent faux… là c’est vrai. Agneaux fermiers du Quercy, Porc noir de Bigorre, Doublons (un mâle castré âgé au moins de 18 mois) de Barèges Gavarnie, volailles de Gascogne, des produits au goût marqué, typé, et qui aident à comprendre la fameuse signature du J’Go « Des terroirs, des hommes, une histoire partagée ». Bons sentiments certes, mais ils le prouvent tous les jours à table.

Manger au J’Go est une expérience pas comme les autres. A Paris Drouot, le lieu est immense : des caves, une salle réservée à une collection d’Armagnac incroyable, une épicerie, des cuisines ouvertes où ça cuit, ça mijote, ça rôtit, ça tournebroche et ça sent bon devant des tables et des clients affamés qui ne sont pas là pour le régime ni pour faire attention à leur cholestérol. Les hommes… toujours. On y mange des Planches de charcuterie de Noir de Bigorre ou de canard de la Maison Paris ; du Boudin grillé sauce moutarde ; de l’incontournable Gigot d’agneau fermier du Quercy à la broche et ses haricots tarbais au jus (c’est beau « au jus ») ; un ½ poulet de ferme rôti à la broche… le tout avec des frites à la graisse de canard, des haricots, des légumes frais de là-bas, et puis même des desserts comme des crêpes, du pain perdu ou du riz au lait… Maman, toujours. On y boit du Madiran, du Cahors, du Fronton, du Gaillac, du Jurançon et des Côtes de Duras. C’est bon, copieux, fait avec amour, servi généreusement, et ça ressemble furieusement au bonheur.

J’Go Drouot
4, rue Drouot
75009 Paris
Tél : 01 40 22 09 09
www.lejgo.com
M° : Richelieu-Drouot
Menu : 35 € – 13 € (enfants)
Carte : 40 € environ

J’Go Marché Saint-Germain
75006 Paris

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