Brunch

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Brunch à l’Auberge Flora Mikula par Corinne Vilder

 

« Le brunch monte le ton avec sa pièce maîtresse, la pyramide de tapas… »

Après « Les Saveurs de Flora » dans le Triangle d’Or et quelques mois de consulting, Flora revient sur le devant de la scène avec un « lieu qui bouge bien » « cool » « trends » « the place to be »…. Dans une auberge, on vient chercher le gîte et le couvert. Pour le premier, le carrosse dépose son équipage devant les portes d’un petit hôtel 3* qui puise sa décoration dans l’imaginaire de Sébastien d’Evry de l’agence Sinone&Hug réalisant une belle performance avec des chambres confortables bien qu’assez petites, à part 2 suites junior.
La salle à manger n’attend plus que les voyageurs affamés. C’est le deuxième succès des créatifs avec en renfort le porcelainier Bernardaud dont les assiettes et les saladiers sont parti prenante d’un décor aux tonalités de bleu et de blanc. Sans oublier l’esprit bistrot, indissociable d’un quartier encore un peu populaire, avec un grand comptoir où l’on peut prendre à tout moment un café croissant en lisant son journal.
Un samedi fin septembre. À l’heure du brunch, ce n’est pas encore la bousculade, mais on y fait bombance joyeusement entre amis. Les couples ou plus si affinité, un peu au coude à coude, prennent de la hauteur sur des tabourets de bar, et partagent l’espace composé de tables en bois au style patiné brut. C’est sur cette petite surface que l’on découvre l’univers du chef, son goût pour les voyages culinaires, les épices et sans doute sa nostalgie des bazars où l’on chine la vie rêvée des autres.
N’attendez pas le café filtre à volonté, ce n’est pas le dessein d’un brunch façon Flora.
Ici, on se pose pour la découverte, un verre de cidre rosé, quelques olives, de la tapenade, du pain fantaisie, la table commence à prendre son rythme de croisière, les petits couverts vont entrer dans la danse : on va jouer à la dinette.
Puis, le brunch monte le ton avec sa pièce maîtresse, la pyramide de tapas : Caviar d’aubergine, un peu trop sur le fumé, mais rien de grave ; Rillettes de lapin, en pleine forme ; Carottes aux épices, une maitrise parfaite du genre avec en bonus les carottes de Joël Thiebault ; Tomates cerise de même provenance, bien sur le croquant ; moules d’Espagne gratinées les indispensables du registre tapas ; Pois chiche et magret de canard, un duo peu avenant ; Guacamole et petites crudités, tout va bien ; Sardines en beignet sauce mayonnaise, pâte ultra légère, croustillante à souhait et sauce addictive ; Accras de Morue sauve verte , une bouchée de bel aspect mais un peu sèche ; Tarama qui s’oublie vite …… La croisière s’amuse et garde sa bonne humeur pour le plat du jour.
C’est le deuxième round du brunch, ce jour-là un mijoté de bœuf à la provençale, pommes de terre écrasées à l’huile d’olives : un plat de ménage en manque d’inspiration mais pas de cuisson.
Les desserts sont dans la lignée de la dinette : compote de mirabelle rehaussée de crème fouettée à la rose, petit pot de crème vanille, et rose des sables au chocolat noir.
Flora Mikula a un tempérament énergique et ses sourires ne sont pas des faux semblants pour amuser la galerie. Que nenni des poses de convenance ! Professionnelle accomplie, le chef sait recevoir ses hôtes et c’est bien ce qui compte au final.

Auberge Flora
Hôtel Restaurant
44, boulevard Richard Lenoir
75011 Paris
Tél. : 01 47 00 52 77
www.aubergeflora.fr
Métro : Richard Lenoir
Formule Brunch 28 €, boissons en sus.
De 12h à 16h. Samedi & dimanche
21 Chambres de 120 € à 230 €

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