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Drugstore Steakhouse par Patrick Faus

: cuisine banale

: cuisine d’un bon niveau

: cuisine intéressante et gourmande

: cuisine de haut niveau… à tous les niveaux

: cuisine exceptionnelle

… des viandes remarquables parmi les meilleures de Paris dans la sélection.

Avant il y avait Le Marcel, aujourd’hui le Steakhouse. Le franchouillard cède la place au yankee. Same old story. Les français et surtout les parisiens adorent depuis des lustres détester les américains, mais leur ouvrent de plus en plus grande les portes du langage. Schizophrénie quand tu nous tiens…
La viande par contre est internationale en provenance des trois grands pays viandards : Argentine, Etats-Unis et France. Trois maîtres bouchers, pas stars, pas nus, pas huilés, pas dans les magazines féminins, mais dans le travail sérieux sur les origines, la découpe et la maturation. Olivier Metzger, boucher de père en fils et certains se souviennent de la boutique du père dans les hauts de Ménilmontant, aujourd’hui l’héritier, est le spécialiste de la Black Angus et des viandes d’Argentine ; Cyrille Journiac qui travaille au corps l’agneau et le bœuf du coté de l’Aubrac et de l’Aveyron ; Marie-Claire Poirier qui aime les cochons mais aussi les veaux surtout quand ils sont bios. Un trio de choix pour des viandes remarquables parmi les meilleures de Paris dans la sélection. La cuisson, c’est autre chose. Il faut être vigilant pour exprimer au mieux la qualité des morceaux. Après quelques couacs des premiers jours, le chef possède bien aujourd’hui ses fourneaux, ses poêles et ses planchas pour envoyer en salle des cuissons proches de la perfection. Exemple : le Filet à l’os (bone in tenderloin) Black Angus de 400 g, pièce magnifique, d’une tendreté et d’un goût époustouflant ou le Cœur d’entrecôte, origine Argentine, là encore de 400 g, épais, goûteux, tendre, et une cuisson au cordeau.
Le chef sert d’ailleurs la viande seule dans l’assiette, brute, sans fioritures, magnifique dans sa nudité originelle ! Bons accompagnements servis dans des mini-plats, surtout le gratin de gnocchis au parmesan, la salade, et des onion rings de folie. On peut éviter les pommes paille, plus paille que pomme. Pour les pervers, il y a de la Savora revisited et de la Barbecue revisited. Les carrés, les ribs et autres tartares sont découpés ou préparés en salle par un personnel féminin d’une efficacité redoutable.
Ce n’est pas fini. Les entrées sont fort recommandables avec un Pâté en croûte de chez Gilles Vérot (charcutier de son état à Paris), bêtement servi avec des cornichons (ça va changer) et un délicieux Clam Chowder, bon comme là-bas ! No comment sur l’excellence des desserts en provenance de chez Conticini dont le Paris-Brest vieillit très bien, ou de chez Pierre Hermé dont l’Infiniment Vanille est en pleine forme.
Magali Navarro s’occupe de la salle avec doigté et des vins avec entrain. Bonne sélection de vins au verre dont des grosses pointures comme le Château La Lagune, le Saint-Joseph de chez Gaillard, l’Hermitage La petite Chapelle de chez Jaboulet, avec la même punition en blancs.
Clientèle des bureaux alentour au déjeuner donc un peu bruyante mais assez calme le soir, la salle étant bien isolée du reste de l’agitation du Drugstore. Une excellente adresse de viandes dont le seul ( gros ?) problème vient des prix pour le moins élevés.

Drugstore Steakhouse
133, avenue des Champs-Elysées
75008 Paris
Tél : 01 44 43 77 64
www.publicisdrugstore.com
M° : Etoile
Ouvert tous les jours
Service jusqu’à 23h30
Dimanche : sans interruption de 12h à 23h
Carte : Entrées de 9 à 16 € – Desserts de 11 à 15 €
Viandes : de 24 € (tartare, cheddar burger) à 69 € (filet à l’os)
Côte de bœuf (pour deux) 98 € – Cœur d’entrecôte : 37 € – Côte de cochon bio : 26 € – Côte de veau bio : 29 €

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