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Marloe par Patrick Faus

: cuisine banale

: cuisine d’un bon niveau

: cuisine intéressante et gourmande

: cuisine de haut niveau… à tous les niveaux

: cuisine exceptionnelle

console et plats

… une belle cuisine de bistrot aux assiettes généreuses …

Au départ ils sont deux… et non des moindres. Les pères fondateurs du restaurant étoilé L’Arôme, Eric Martins et Thomas Boullault, lancent le Marloe en 2012. Un bistrot comme il y en a des centaines dans la capitale sauf que les deux compères ont dès le départ une exigence de qualité et de cuisine à partir d’excellents produits qu’ils avaient déjà pour la plupart au gastro. Bœuf Black Angus, pluma iberico de Bellota, cabillaud sauvage, fromages de chez Dubois, les pédigrées tombent et on ne peut qu’applaudir. Le second de l’Arôme, Jérôme Salmagne, passe chef au Marloe et en avant ! Un an après, ça tourne plus que rond dans la petite salle pimpante, aérée, photos de films français cultes aux murs, accueil tout sourire et service afféré. Clientèle d’habitués du quartier des bureaux le midi et plus cool le soir.

Cabillaud, julienne de légumes sautés au balsamico blanco, émulsion crustacés au lait de cocoLa carte, à la lecture, est plus qu’appétissante avec des énoncés qui vous font frétiller d’impatience, oscillant entre les classiques bistrotier et les plats proches du gastro mais à prix doux. On commande et on patiente avec du pain de chez Paujouran et une assiette de Paletta Iberico Bellota de chez Da Rosa, s’il vous plait. Magnifique ! Entre parenthèse, si vous avez un petit creux un jour de grand vent, ou une envie subite de Croque Monsieur, il est sans nul doute un des meilleurs de Paris. Beau, moelleux et croustillant grâce à une cuisson diabolique. La recette vient du grand-père Leroy et il est servi avec une salade verte à la crème de Xérès (19 €).

Cromesquis de brandade de morueOn oublie le Pâté en croûte, mou du genou et à la pâte molle, pour se jeter sur les Cromesquis de brandade de morue qui sont une drogue dure car impeccablement fait, croquant/fondant/goûteux. Remarquable Cabillaud sauvage, julienne de légumes sautés au balsamico blanco, émulsion crustacée au lait de coco, une sauce pleine de saveurs et légère comme une plume. Contrairement à la Côte de cochon, un peu surcuite donc sèche, et sa bonne purée de pommes de terre avec un morceau de boudin noir. Tarte Tatin en dessert très bistrot et une bonne Crème chocolat à la fève de tonka, meringue croquante et grué de cacao.

Crème au chocolat, meringue, grué decacaoCarte des vins à la hauteur de l’ensemble avec des bouteilles entrée de gamme à 30 € et un choix très varié de vins au verre de 6 à 15 € (cependant servis très et trop froid).

Cuisine franche, évidente, aux produits qui font la différence avec un chef qui connaît la musique des pianos mais qui doit se concentrer un peu plus pour éviter des décalages de cuisson sans grande importance mais qui font un peu désordre.

L’ensemble demeure une belle cuisine de bistrot aux assiettes généreuses, dans une ambiance gourmande. Dans ce quartier Saint-Philippe du Roule, un îlot de qualité dans un océan de concurrence d’une affligeante banalité.

vue d ensemble gd salleMarloe
12, rue du Commandant Rivière
75008 Paris
Tél : 01 53 76 44 44
www.marloe.fr
M° : Saint-Philippe-du-Roule
Voiturier
Fermé samedi et dimanche
Carte : 40 € environ
Plat à partir de 19 €

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