Vins & Vignobles

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Coup de Cœur par Patrick Faus

Hubert de Boüard

 

Hubert de Boüard, par ailleurs maitre d’Angelus, a le nez, l’instinct, la science, le savoir-faire, bref il a tout pour repérer un terroir, pressentir son potentiel et comment l’exprimer. Il a eu cette prémonition sur Lalande de Pomerol en 1998 où il achète 25 ha de vignobles. Il travaille avec l’aide de ses trois enfants, passionnés comme lui. Des vignes en état parfait, un climat idéal à la fois chaud et humide qui favorise l’éclosion précoce de la fleur de vigne d’où le nom que l’on retrouve souvent dans cette partie du vignoble. Sans entrer dans les détails techniques, Hubert de Boüard a fait construire un chai sur un principe révolutionnaire dans le but d’obtenir le meilleur du fruit.

Château La Fleur de Boüard

la-fleur-de-bouard-2010

Lalande-de-Pomerol
Rouge, 2010
Cépages : merlot, cabernet franc, cabernet sauvignon.

Macération de 3 à 5 semaines, fermentation malolactique en barrique, et élevage de 24 mois dans 2/3 de barriques neuves.
Un vin charnu et séveux, une rondeur naturelle et très plaisante, une légèreté bienvenue grâce au sol sableux, et un bouquet d’arômes au nez comme en bouche, certes moins complexe que Pomerol, mais cependant plus dans la tendance d’aujourd’hui de vins plus faciles à boire et qui développent toutes leurs qualités dès les premières années tout en gardant un potentiel de garde comme ce 2010 superbe. Servir à 17° sur une poêlée de cèpes, une viande rouge, ou une poularde rôtie. Prix : 55 €

« Le Plus » de la Fleur de Boüard

10943

Rouge, 2001
Cépages : merlot
Sélectionné parmi les plus vieilles vignes de la propriété, il exprime avec splendeur la richesse des plus vieux merlots. Un élevage de 33 mois en barriques dont 18 mois sur lies fines lui donne une suavité sans pareille. Comme toujours dans les vins de De Boüard, la fraicheur demeure présente même sur des millésimes anciens. On a ainsi un équilibre entre un vin riche et ample et une vivacité étonnante. Un vin magnifique et d’une grande élégance.
Servir à 17° sur du canard, des viandes rouges, et toute cette sorte de bonnes choses.
Prix : 175 €

Vin de Constance

© Gourmets&co. 3

Klein Constantia, 2012
Une des dernières acquisitions d’Hubert de Boüard, ce vignoble célébrissime a une histoire plus proche de la saga que du roman de gare. Démarré en 1684 par un gouverneur néerlandais dont la femme se nommait Constance, il fut partagé et repartagé au fil des siècles pour finalement tomber entre les mains d’un banquier américain vivant en Suisse, un Anglais, et deux bordelais Bruno Prats et Hubert de Boüard.
Longtemps, ce muscat fit jeu égal avec les vins de Sauternes et il fut particulièrement prisé par Napoléon à Sainte-Hélène qui s’en faisait livrer environ 30 bouteilles chaque mois pour remplacer son Chambertin.

Sous l’influence de ce quatuor, le vignoble renait et les parcelles accrochées à flanc de coteaux de la fameuse montagne de La Table comportent une grande variété de cépages : chardonnay, cabernet sauvignon, petit verdot, malbec, muscat de Frontignan, sauvignon et sémillon, entre autres… la majorité travaillée en biodynamie. Environ 25 000 bouteilles du Klein (petit) Constantia sont produites chaque année à des prix qui restent fort sages par rapport à son lointain cousin se Sauternes.
Cépage : muscat blanc à petits grains.
Vieillissement en fûts de chêne français et hongrois durant environ quatre ans.
Par définition un vin de dessert ou de fin de repas, ce véritable joyau à la belle robe dorée/ambrée, développe des notes de pèche mûre, de nectarine, et d’oranges confiturées. En bouche, suavité et acidité se retrouvent dans un bel équilibre sur une finale très miellée. Une merveille.
Prix : 65 €, environ

contact@lafleurdebouard.com
www.lafleurdebouard.com

 

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