Portraits

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L’esprit Palace vu par Jérôme Moreau par Corinne Vilder

À qui confier les clefs d’une des plus belles caves de la capitale ?  Légitimement, on peut miser sur Jérôme Moreau. Le nouveau chef sommelier du Crillon qui succède à David Biraud parti au Mandarin Oriental est un jeune quadra au physique avantageux mis en valeur par des yeux pétillants de sympathie et d’amitié pour les dégustateurs et pas seulement pour les amateurs de grandes étiquettes. « L’intérêt, c’est la découverte et pas forcément des bouteilles à 10 000 euros »  dit-il avec d’autant plus de conviction que l’année dernière il était « black lis » des belles tables étoilées. Une horrible bévue sous la forme d’une traversée du désert quand on pense à son parcours : Lucas Carton en mode Senderens de 1993 à 2003 dont trois ans comme second et sept ans comme chef sommelier, puis cinq ans au Bristol également au poste de gardien du temple. Jérôme Moreau cultive la modestie, l’humilité et la perfection : « Même si l’on travaille dans un cadre prestigieux, on a tout à découvrir » note t-il encore soucieux d’accompagner le jeune chef  Christopher Hache qui fait « une cuisine complètement épurée mettant en avant deux à trois saveurs par assiette ».

Aujourd’hui, le challenge de Jérôme Moreau se résume à cette question : comment se faire plaisir au Crillon sans casser son plan d’épargne logement ? Et si Jérôme Moreau parle de « démocratiser le vin au palace avec une tarification raisonnable et raisonnée « , c’est qu’il compose  sa carte du déjeuner avec une belle pléiade de découvertes : Saumur de chez Antoine Foucault, Saint Joseph de Stéphane Montez, Monthélie de Pascal Robellet à Meursault qui propose également « un Chassagne Montrachet rouge à tomber par terre, présenté à ma demande en magnum, une véritable gourmandise qui vaut une bouchée de pain et que nous servons au verre ».

Le Crillon.
Restaurant Les Ambassadeurs.
10, place de la Concorde.
75008 Paris.
Tél. : 01 44 71 15 00.

 

Vingt ans de vin

Alain Marty est un homme étonnant. Dans un monde fragile, bancal, agité, économiquement et socialement friable, ce catalan de 44 ans, petit-fils de vigneron, affiche une foi et une volonté qui est un exemple pour tous ceux qui l’entourent et l’approchent. Ce vrai chef d’entreprise au sourire de séducteur, cet amateur de bonne chère et de bons vins qui sait transmettre cette passion avec talent, a réussi l’exploit de fédérer autour de lui à travers son club les plus grands noms de la finance et des grandes entreprises françaises.

Le Wine & Business Club est né, il y a vingt ans, en 1991. Depuis, plus de 1 000 vignerons sont venus présenter leurs vins lors des soirées du club qui rassemblent plus de 2 000 personnes par mois, dont des personnalités du monde du vin et de l’entreprise mais aussi politiques comme Christine Lagarde, Jacques Attali, André Santini ou Jean-Claude Trichet. Débats, dégustations de vins et repas gastronomiques élaborés par de grands chefs dont Eric Fréchon, Christian Le Squer ou  Franck Cerutti à Monaco. Composé de 30 personnes à l’origine, le club est aujourd’hui le premier en Europe avec plus de 2 500 membres répartis en 13 clubs. Objectif à court terme d’Alain Marty : 20 clubs en France, 50 en Europe et 100 dans le monde. L’homme est irrésistible et rien ne lui résiste. Son fameux sourire et son talent font le reste.

Pour le lire : « Ils vont  tuer le vin français » (Editions Ramsay)
Pour l’entendre : « In Vino » BFM Business radio
Pour le voir : « In Vino » sur BFM TV
Pour  devenir membre : par  parrainage et un droit d’entrée  de 750 €.
Renseignements : Wine & Business Club

28, rue  Pasquier
75008  Paris
Tél : 01 42 89 14 14
cheilineheng@winebusinessclub.com

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