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Sarlat-la-Canéda – Dordogne (24200)

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Sarlat-la-Canéda

Dordogne (24200) par Patrick Faus

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Comme au Moyen Age…

Un marché, c’est un tout. Il est et se doit d’être le centre de toutes les activités de bouche de la ville. Sa situation, le plus souvent au centre de la cité, sur une place et quelques rues adjacentes, est le lieu vers lequel tout le monde converge naturellement. A lui seul, dans sa variété et sa complémentarité, il offre toutes les richesses de la ville et de son environnement alentour : fruits, légumes, viandes, volailles, poissons, charcuteries, fromages, pains, et miels. En un clin d’œil et en déambulant dans les allées, on embrasse les saveurs et les senteurs de la région proche. Dans un marché, on comprend un terroir et une ville car tout le monde est là : les jeunes, les vieux, les riches, les pauvres, les hommes, les femmes, il suffit de regarder, d’humer, de participer, et vous avez tout compris.

Miel de châtaignier © Patrick Faus Nicolas Legouge

Ils sont aujourd’hui les témoins du renouveau d’une agriculture de proximité, de petits producteurs à taille humaine, d’une jeune génération respectueuse de l’environnement et qui se veut libre de fabriquer et de vendre à qui bon lui semble. Ca fait plaisir à voir… et à goûter.

Ainsi, Sarlat.
La beauté de la vieille ville est éclatante, et son succès touristique risque même de lui enlever son identité première. Hors saison, les sarladais sont encore majoritaires et c’est ainsi qu’il faut les rencontrer.

© Patrick Faus _100058 © Patrick Faus

Le marché du samedi matin se déroule sur la Place de la Liberté et quelques rues adjacentes. L’espace d’un instant, en déambulant dans les rues, on a l’impression de se retrouver au XVIème siècle tant la ville est bien conservée.
Les premières constructions remontent au VIIIème siècle (abbaye), XIème siècle (cathédrale), et la Tour des Maures au XIIème siècle. Parfaitement conservée à l’extérieur (il n’y a plus rien d’époque à l’intérieur), la maison d’Etienne de La Boétie, une des plus belles de la ville, est le témoignage vivant de l’importance de l’auteur « De La Servitude Volontaire », un texte d’une étonnante actualité.

Fraises du Périgord © Patrick Faus Les beaux légumes © Patrick Faus

En saison, ne pas manquer les fraises du Périgord de petits producteurs, la célèbre Martine avec les légumes et salades de son jardin, le jeune couple producteur de remarquables légumes bios (rue Fénelon), et les miels magnifiques de Nicolas Legouge.
Depuis la disparition du marché du gras comme celui du bétail, qui remontaient tous deux au Moyen Age, les petits éleveurs de canards laissent la place aux marques. Rougié demeure encore l’une des plus fiables. Eaux-de-vie et huile de noix. Truffes et champignons à foison, en saison.
Un marché, beau, agréable, historique, et riche… comme on les aime.

Tous les samedis matin dans la vielle ville.

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